PS du Pays de Romans
PS du Pays de Romans

Histoire de la section

 Romans _ kiosque et hotel de ville _ 1900 Romans _ Place Jacquemart _ 1900

De 1900 à 1956 :

Jules NADI quitte le POF (de Jules Guesde)  dès 1900, n’éprouvant aucune attirance pour le marxisme et considérant le socialisme comme « la République intégrale ».

jules nadi     Jules_Nadi

Il préfère créer des groupes socialistes autonomes, et militer au sein de Ligue des droits de l’homme, de la libre-pensée et de la franc-maçonnerie.En 1905, il fonde la loge de Saint-Vallier.

En 1903, sa fédération autonome (Drôme et Ardèche) rejoint le Parti socialiste français de Jean Jaurès. Deux ans plus tard, Jules Nadi participe au congrès constitutif de la Section française de l’Internationale ouvrière et devient secrétaire de la fédération locale.

A adhéré au PCF lors du Congrès de Tours (1920) mais est revenu à la SFIO 2 ans après. En tant que maire, Jules Nadi  met en place un socialisme municipal, s’attachant notamment à la construction de logements pour les ouvriers.

Il réaménage ainsi une ancienne caserne, d’anciens bâtiments religieux, et fait construire la cité-jardin qui porte aujourd’hui son nom, et qui est inaugurée le 28 octobre 1928 par le ministre Louis Loucheur.

En matière de protection sociale, il crée en 1921 un bureau gratuit de placement et une caisse d’assurances pour les ouvriers.

Il crée un centre gratuit de consultations prénatales, un dispensaire antituberculeux, un centre de consultation contre les maladies sexuellement transmissibles, des bains-douches publics.

Il fait construire le Parc des sports et restaurer les bâtiments de la mairie. Fidèle à la Libre pensée, il accorde des subventions aux œuvres laïques et leur prête des locaux municipaux.

Son influence personnelle permet à la SFIO de compenser la prépondérance de la CGTU, syndicat communiste, à la Bourse du travail de Romans.

1924 - Plan aménagement et extension de Romans

Construite au début des années 1920, la cité-jardin Jules Nadi à Romans sur Isère, œuvre de Marcel Fournier.

Construite au début des années 1920, la cité-jardin Jules Nadi à Romans sur Isère, œuvre de Marcel Fournier.

 

Libération de Romans, aout 1944 :

Les Mouvements unis de Résistance (MUR) doivent choisir le futur administrateur de la ville pour remplacer le maire.

Le choix s’est fait entre deux hommes, Victor Boiron, entrepreneur à Romans, adhérent du parti radical, franc-maçon, bien connu dans la ville, et Roger RAOUX, proche de la SFIO, non Romanais. C’est ce dernier qui est préféré.  Fort de cette responsabilité, Roger Raoux rencontre, le 21 août, à Bourdeaux, Pierre de Saint-Prix, futur préfet, et Claude Alphandéry (« Cinq-Mars »).

Dès 6 heures du matin le 22 août, les résistants investissent Romans qui  est libérée dans l’après-midi après 4 heures de combat. Les FFI ont perdu 12 des leurs, le jour même ou dans les jours suivants, suite aux blessures. Il faut ajouter 12 morts parmi les civils. Les Allemands comptent une quarantaine de morts.

Roger Raoux entre dans le bureau du maire vichyste et le met en état d’arrestation. En fin d’après-midi, il reçoit le commandant de la garnison allemande pour un interrogatoire.

Le 24 août, Alphandéry confirme Raoux dans ses fonctions d’administrateur. À 19 heures, les 16 membres du Comité de Libération se réunissent à la mairie ; Raoux en assure la présidence. Parmi eux, se trouvent Marcel Armand, Victor Boiron, Bernard-Brunel, Gilbert Chapelle, Pierre Cuminal, notamment.

Le 25 août, le Comité se réunit à nouveau. Ses membres doivent regagner la clandestinité le 27 car la ville a été reprise par les Allemands. Après le retrait des troupes ennemies, le 30 août, le Comité se réunit le 4 septembre.

Roger Raoux gère la ville jusqu’au 10 octobre 1944, date à laquelle il est nommé maire par le Comité de Libération, fonction qu’il exercera pendant 7 mois environ.

1944 - Roger Raoux

1944 – Roger Raoux

En mai 1945, Roger Raoux ne se représente pas aux élections municipales. Il est cependant candidat aux élections cantonales, en septembre 1945, mais c’est Maurice Michel, du PCF, qui est élu.

Il abandonne alors ses implications politiques romanaises.

1946 élections constituante

Affiche électorale pour la Constituante de 1946.

 

Après 1945 :

Avec le retour de la paix, l’industrie de la chaussure redevient florissante, en particulier avec Charles Jourdan qui crée des magasins dans le monde entier ; elle emploie 4 000 salariés.

Machines de confection de la chaussure chez Jourdan (1960/1961).

Machines de confection de la chaussure chez Jourdan (1960/1961).

La population continue à croître, de 20 000 habitants en 1945 à 30 000 en 1968.

Pour les accueillir, de nouveaux quartiers se couvrent d’immeubles comme la cité HLM de La Monnaie, où vivent jusqu’à 8 000 personnes.

Des zones pavillonnaires remplacent les terres agricoles tout autour de la ville.

la cité de la Monnaie en 1965.

la cité de la Monnaie en 1965.

 

De 1956 à 1965 :

La situation de la SFIO à Romans est médiocre du point de vue électoral. La section n’a pas de leader reconnu capable de gagner les élections.

D’autre part, l’absence d’accord électoral entre le PCF et la SFIO pour un désistement au second tour aggrave cette incapacité, laissant le champ libre aux candidats radicaux ou du centre-droit.

L’accord passé en 1966 entre la FGDS et le PCF pour le désistement au profit du candidat de gauche le mieux placé change la donne.

1956 à 1981 évolution PS

Évolution PS de 1956 à 1981.

 

En 1966 :

Georges FILLIOUD, alors directeur-adjoint d’Europe n°1, est « parachuté » à Romans par François Mitterrand pour son parti Union des Clubs pour le Renouveau de la Gauche puis FGDS.

1966 visite Mitterrand chez Filloud à Romans

Visite de F. Mitterrand chez G. Fillioud à Romans en 1966.
Autres personnes : Henri MICHEL (député de la Drome), M. Delaye (parents de J.P. Rochat).


En 1967 :

G. Fillioud s’impose dans la section romanaise dont il devient le secrétaire en remplacement de Claude Barbier.

Devancé au premier tour des législatives de 1967 de 75 voix par le communiste Maurice MICHEL, ce dernier se retire avant le second tour.

Au 2° tour, Georges Fillioud est élu député.

Georges Fillioud est élu député.

Georges Fillioud est élu député.

 

Meeting pendant la campagne de 1967.

Meeting pendant la campagne de 1967.

Après la victoire aux législatives.

Après la victoire aux législatives.

 

En 1968 :

La vague bleu du 2° tour des législatives, après les évènements de mai, emporte Georges Fillioud qui perd son mandat de député.

 

En 1971 :

Création du Parti Socialiste au Congrès d’Epinay.

Dans la Drome, la création du PS est impulsée par G Fillioud (CIR/FGDS), Rodolphe Pesche (de Valence)…

 

En 1973 :

G. Fillioud bat le député sortant UDR au 2° tour et retrouve son poste de député.

Il devient également premier secrétaire fédéral PS de la Drome, poste qu’il occupe jusqu’en 1979.

 

En 1974 :

La crise désorganise profondément la mono-industrie romanaise de la chaussure : la concurrence étrangère lui est fatale.

De nombreuses entreprises ferment, entraînant des centaines de licenciements : en 25 ans, les effectifs passent de 4 000 à 1 000 salariés.

Journal du PS Drômois en 1974.

Journal du PS Drômois en 1974.

 

Le congrès de Pau (31 janvier-12 février 1975) :

Le PS se dit prêt à appliquer seul le programme commun, dans le cas d’une rupture de l’union de la gauche à l’initiative du PCF. Le CERES (25 % des mandats) entre dans la minorité.

La majorité se regroupe ainsi : François Mitterrand, Gaston Defferre, Pierre Mauroy, Michel Rocard, Jean Poperen, Alain Savary.

La minorité est dirigée par Jean-Pierre Chevènement et les animateurs du CERES. Il y a donc rupture de la coalition d’Epinay.

Le « courant des assises » (rocardiens) se compte à l’aide de « l’amendement Martinet » mais il fait le choix de l’intégration dans la majorité. Le comité directeur (CD) compte désormais 130 membres.

Sont également créés des postes de délégués nationaux pour seconder les secrétaires nationaux.

Résultats des votes pour le Congrès de Pau (1975) :
– Romans ville : Texte 1 = 47 voix,  Texte 2 = 34 voix
– Romans Monnaie : ?

 

En 1976 :

La section de Romans compte 78 adhérents (58H et 20 F), celle de Romans-Monnaie : 29 (19H et 6F).

 

En 1977 :

 Les municipales sont l’occasion d’une bataille âpre, dans une municipalité dirigée par la droite ou le centre droit/radical depuis 1928 (sauf 9 mois à la Libération) soit 50 ans de droite à la tête de la municipalité romanaise.

La liste conduite par G Fillioud l’emporte.

1977 : Affiche électorale du PS pour les Municipales de Romans.

1977 : Affiche électorale du PS pour les Municipales de Romans.

 

Congrès de Nantes (17 et 18 juin 1977) :

Ce congrès a lieu au lendemain des élections municipales marquées par un vrai raz de marée en faveur des listes de gauche. L’alternance paraît proche et inévitable.

Michel Rocard lance un débat sur les « deux cultures » qui traversent la gauche française.

La majorité sort renforcée sur la ligne de la réaffirmation de l’union de la  gauche.

La motion Mitterrand obtient plus de 75 % des voix.

Le CERES reste dans la minorité sur la base d’orientations radicales : rupture avec le capitalisme « en 100 jours », nationalisations étendues, hausse importante du SMIC…

Les congressistes découvrent le premier hymne du parti, paroles d’Herbert Pagani et musique de Mikis Théodorakis, « Changer la vie ».

Résultats des votes pour le Congrès de Nantes (1977) :
– Romans ville : texte 1 = 37 voix ; Texte 2 = 19 voix
– Romans Monnaie : Texte 1 = 22 voix ; Texte 2 = 0

 

En 1978 :

1978 georges-fillioud-Nadi

 

En février 1979 :

Préparation du Congrès de Metz : la section de Romans-ville compte 90 adhérents et la section de Romans-Monnaie 45.

Qu’attendre du Congrès de Metz 6- 8 avril 1979 :

Tribune libre de Lucien Dupuis écrite au retour du congrès historique de Metz dans Drôme Demain N° 1662 du 14 avril 1979.

« L’enjeu de ce congrès est double : au delà du choix de la ligne politique se profile le choix à venir du candidat à la prochaine élection présidentielle. Parmi les points de débats : la conception de l’alliance avec les communistes après la rupture de 1977 : Pierre Mauroy et Michel Rocard souhaitent une démarche plus autonome pour le Parti socialiste, François Mitterrand estime que l’autonomie du PS, c’est de « tenir bon » et d’être « unitaire pour deux » même le PC semble refuser l’union. Autres points de débat, l’évaluation du rôle du marché et des mécanismes de régulation économique, le degré de rupture avec l’ordre économique. Lors du vote final au congrès, la motion Mitterrand obtient 46,99 %, la motion Rocard 21,26 %, la motion Mauroy, 16,01 %, le CERES 14,4 %. Une première synthèse est réalisée au congrès entre les motions Mitterrand et Defferre qui atteignent presque la majorité absolue ; le CERES rejoint la synthèse après le congrès pour former avec Mitterrand la majorité du parti. Les courants Rocard et Mauroy constituent désormais les minorités du parti ».

 

En 1981 :

1981 - Journal du PS Drômois

1981 – Journal du PS Drômois

 

10 mai 1981, 20 heures !

10 mai 1981, 20 heures !

 

En 1982 :

Ministre dans le gouvernement Mauroy, G Fillioud ne souhaite pas conserver son mandat de maire après 1982.

Lettre du 7 septembre 1982 de G Fillioud à la section de Romans, extrait : « Le moment de l’histoire que nous sommes en train d’écrire exige un partage bien équilibré des responsabilités, afin que chacun puisse donner sa pleine efficacité. Or, je pense que notre implantation à Romans est maintenant devenue assez solide et notre équipe assez forte pour que ma présence personnelle ne soit plus indispensable dans la compétition électorale qui va s’ouvrir. Cette conviction me permet, en conscience, de demander aux militants socialistes romanais de me décharger des missions qu’ils m’avaient confiées en 1977… Notre camarade Etienne-Jean Lapassat est parfaitement en mesure d’assumer cette relève. Je crois qu’il est le meilleur des nôtres pour le faire. Je souhaite donc que l’unanimité des sections le désigne et que tous se mobilisent pour la campagne…Développer une action cohérente que je crois indispensable pour installer vraiment le socialisme sur ce coin de France qui est notre
terre de mission »…

Jean-Etienne LAPASSAT (adhère à la Convention des Institutions républicaines et rejoint le Parti socialiste en 1971). Premier adjoint au maire de Romans (1977-1982) il gagnera les élections municipales de 1983 puis de 1989. Par ailleurs conseiller général (1973-1990) et conseiller régional (1977-1986), il préside l’Union des élus socialistes et républicains de la Drôme.

Les camarades Lapassat, Fillioud, Dupuis, Jospin, lors d'une réunion pour les élections cantonales de 1982.

Les camarades Lapassat, Fillioud, Dupuis, Jospin, en réunion pour les élections cantonales de 1982.

 

 

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